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La multiplication des plantes.

Il existe plusieurs moyens de reproduire une plante, le semis ,qui peut être très long à donner une plante viable, comme pour le CYCAS revoluta par exemple, ou être très compliquée, encore faut il posséder une plante qui produit des graines ce n'est que rarement le cas à l'intérieur.
Le marcottage convient très bien à certaines plante grimpantes ou rampantes, comme la glycine, la passiflore, le lierre.
La greffe, elle, est utilisée afin d'adapter une plantes à certaines condition de sol, tel Adenium obesum(rose du désert) la greffe n'est possible que pour les plante dicotylédone, et non pour les palmiers, yuccas, etc..
on pratique surtout la greffe pour conserver une caractéristique fruitière ou florale, qui ne sera pas faiblement respectée par le semis.
Mais le procédé auquel je vais tenter de vous initier ici est le bouturage.
Le bouturage.
Sachez que le bouturage est quelques chose d'aléatoire, et de très différent d'une plante à l'autre, voir impossible pour certaines espèces, Mais pour celui qui en a quelques notions, ça devient vite simple, il y a tout de même quelques règles à respecter.

Principe de base.
presque toutes les plantes ont la faculté de produire des racines sur un organes sectionné, et ainsi de reconstituer le reste de la plante, certaines à partir de d'une feuille, d'autre d'un rhizome, d'une portion de tige, division de souche ou de bulbe, bref les moyens sont divers.
Les éléments de réussite principaux, sont un sol sain, et conservant une humidité acceptable, moi je me sert de pot de terreau de haute qualité, il ne sert a rien d'acheter un sac qui ne coute trois fois rien, parce qu'il contiendra des écorces mal décomposées, et toute sortes de vermines qui vont infecter les plaies, et réduire à néant les chances de reprise. Il faut conserver au maximum l'humidité de l'air pour éviter le flétrissement du feuillage, sans toutefois l'asphyxier dans un milieu hermétique, quelques hormones de bouturages sont utiles dans la plupart des cas.
Comment faire??
Pour commencer, prenons un exemple simple, une branche de saule que l'on coupe en biseaux, et que l'on enfonce dans de la terre à l'extérieur, après un mois ou deux elle sera enracinée et les bourgeons éclaterons pour laisser apparaitre le feuillage, le saule est un cas exceptionnel car il a une faculté d'enracinement incroyable, presque de 100% de réussite. sans aucune précaution.Voir fig.1
Le FICUS benjamina.
Voici une plante que l'on trouve partout maintenant en intérieur, elle est un exemple type du bouturage classique, voyez la figure fig.2, il faut prélever sur une plante saine une portion de tige ligneuse, c'est à dire qui a commencé à se solidifier et à devenir du bois, 2 ou 3 feuilles et autant de bourgeons sont suffisants.
Il faut toujours faire des coupures nettes avec une lame tranchante, pour éviter l'apparition de pourriture.
Il faut ensuite plonger la coupure à la base de la bouture dans l'hormone de bouturage(acide indole butyrique) et secouer l'excès de poudre et préparer un petit pot de terreau frais et sain, dans lequel on pratique un trou au centre pour y poser la bouture.
ensuite refermer le terreau autour de la tige en damant du doigt.
Je ne conseille pas d'enfoncer directement la tige dans le terreaux, ce qui enlève l'hormone se trouvant autour.

Il ne faut maintenant pas oublier l'étape principale qui est de conserver l'humidité de la plante le plus longtemps possible, pour ça il faut commencer par brumiser le feuillage chaque jour à l'eau de pluie filtrée, à température de la pièce à l'aide d'un vaporisateur que l'on trouve partout dans le commerce.
Pour conserver cette humidité, si la taille du pot le permet, le recouvrir d'une bouteille d'eau au fond coupée, sans bouchon afin d'aérer suffisamment, voir fig.3.
En laissant la plante dans une pièce à 25°C en pleine lumière, il faut compter un mois pour un début d'enracinement souvent plus.
Il ne faut pas donner d'engrais pendant l'enracinement, de cette façon on force la plante à puiser son énergie profondément et donc à produire des racines.
Le bananier (MUSA basjoo, MUSA cavendish,..)
Cette technique s'applique aux espèces à drageonnement latéral, et non au MUSA maurelii qui a une physionomie d'Ensete et donc produit des pousses adventives à l'intérieur du cœur.
A la fig.4 nous voyons une plante bien développée au pied de laquelle poussent des rejets, à la fig.5 un schéma de la plante déterrée vous montre qu'un rejet de bonne taille possède quelques racines à sa base. Le problème est que la plante étant enterrée, nous ne voyons pas ce bulbe.
Il faut en fait trancher ou l'on voit la ligne pointillée, afin d'obtenir un morceau de bulbe possédant quelques racines, c'est absolument indispensable, si vous ratez votre coup et ne coupez que la tige du rejet sans bulbe il n'y a plus de bourgeon et la plante dépérit en quelques jours.
Je disais donc qu'il est difficile de couper correctement sans déraciner la plante mère, moi j'enfonce un doigt sous la plante pour localiser la jonction des 2 tiges Faite attention au terreau, s'il n'est pas sain les plaies des bananiers se nécrosent très vite, la désinfection du couteau n'est pas inutiles non plus.
Pour le reste suivre le même procédé que pour le FICUS, c'est à dire, brumiser , et couvrir.

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