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Que sont Musa et Ensete ?
Le lexique.
Les fiches par espèces.
Plantation d'un bananier d'extérieur.
      La plantation.
      Protection hivernale.
Plantation et rempotage des bananiers d'intérieur.



Que sont Musa et Ensete ?

   Ce sont deux genres de plantes herbacées  d'un aspect très similaire faisant tout deux partie de la famille des musacées (musaceae).
La fleur des bananiers s'appelle "fausse fleur" car il ne s'agit pas réellement d'une fleur mais plutôt une couronne de sépales protégeant les réelles floraisons insignifiantes  qui donnerons les fruits parfois comestibles ou non.

Musa (bananiers):

   Les Musas sont communément appelés bananiers, mais seulement quelques espèces de par leur millier de variétés portent des fruits comestibles que l'on peut ranger dans la catégorie des bananes.
Par facilité on préfère les appeler tous 'bananiers' même si il s'agit d'une erreur.
En réalité la majorité des bananes comestibles sont issues de variétés de Musa acuminata et Musa balbisiana.

   Nous connaissons tous les bananes qui se vendent au super marché longues sucrées et jaunes qui proviennent de la variété 'Canvendish' qui à été créée pour remplacer sont prédécesseur la variété de bananier 'Gros Michel' qui à été terrassée par une maladie cryptogamique en 1960 qui l'a rayée de la carte.
La variété industrielle actuelle, 'cavendish' est en voie de subir le même sort que 'Gros Michel" c'est pourquoi ils sont si abondamment pulvérisés de diverses substances chimiques actuellement, toutes potentiellement dangereuses.
Il y à une multitude de fruits différents, environ un millier dont certains ont moins d'intérêt que d'autres, en Afrique et en Asie on retrouve par exemple la banane plantain produite par Musa paradisiaca qui est plus considérée comme un légume qu'un fruit, elle est peu sucrée et sa chair plutôt ferme et rosée est plutôt consommable une fois frite dans l'huile, elle est très riche en amidon.
En Asie aussi on retrouve souvent les mini bananes très bonnes également qui sont très sucrées et légèrement acides.

   On ne se rend pas bien compte, mais la banane est un fruit très acide, une acidité que l'on ne ressent pas, il faut éviter à tout prix d'en manger avant l'aller se coucher sous peine de passer une nuit blanche!

   Les Musas sont des plantes qui vont de la très petite taille de 50cm à la taille impressionnante de 10m de hauteur, ce ne sont pas des plantes ligneuses, par ce fait on ne peut pas les considérer comme des arbres.
Leur tige s'appelle le pseudo-tronc et reste toujours relativement mou et très juteux.
La plante entière est particulièrement riche en eau qui constitue 90% du volumes des ses organes, c'est pourquoi les musacées sont si fragiles au gel
Ce sont des plantes qui se plaisent particulièrement bien au soleil mais leur feuillage imposant laisse deviner qu'elles apprécient aussi la lumière tamisée les sous bois en mi-ombre en région tropicale.
Une fois arrivé au stade juvénile les Musas produisent de nombreux rejets qui peuvent être bouturé pour obtenir de nouvelles plantes.
A l'état naturel les bananiers sauvages produisent de grosses graines ce n'est pas le cas des bananiers industriels qui sont des cultivars et variétés traitées par la main de l'homme pour produire des fruits stériles pour une consommation plus aisée.

   Il y à deux Musas que l'on peut planter au jardin belge, Musa basjoo et Musa sikkimensis que vous verrez dans les fiches par espèces sur cette page.

Ensete:

   Le genre Ensete fait partie de la famille des musacées également mais n'est pas à confondre avec le genre Musa, les Ensetes ce ne sont pas des bananiers et leur morphologie est pour le moins différente de ceux ci.
Tout d'abord leur pseudo tronc est plus court et souvent massif  les pétioles sont plus longs et portent aussi des feuilles d'une taille impressionnante.
Contrairement aux Musas les Ensetes ne drageonnent pas, ils sont toutefois bouturables, lorsque l'on décapite la souche elle se met à produire une multitude de pousses adventives sur la coupe qui se détachent facilement.

   Les Ensetes ne portent pas de fruits comestibles mais ils font partie de la chaine alimentaire sous de multiples formes comme Ensete ventricosum qui est utilisé en Éthiopie pour le sagou contenu dans son pseudo tronc.



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Le lexique.

   Ce petit lexique contient les mots dont vous aurez besoin pour la lecture des fiches par espèces et des encyclopédies botaniques en général.

Acaule: (adj.) se dit d'une plante qui ne forme pas de tronc (caudex chez les cycadales).

Dioïque: (adj.) se dit d'une plante qui peut être soit femelle ou mâle. Une seule plante ne peut se reproduire seule.

Drageon: (n.m.) rejet latéral survenant au sol au pied de la plante.

Endémique: (adj.) Une plante endémique d'une région définit cette zone comme étant strictement son lieu confiné d'origine ou elle est trouvée à l'état naturelle.

Espèce: (n.f.) voir Genre.

Foliaire:(adj.) qui est relatif au feuillage.

Genre: (n.m.) en botanique les noms des plantes sont composés de deux noms donnés en latin ou en grec.
Un genre comprend un, plusieurs ou une multitude de plantes représentant suffisamment de caractéristiques communes que pour avoir un lien de parenté.
Chacune d'entre elles portent un second nom pour les différencier que l'on appelle espèce, celui généralement représente une caractéristique spécifique comme nanus(nain) ou acaulis(sans tronc), parfois le nom de famille comme forsteriana(sénateur W.Forster) ou simplement la région d'où la plante est native canariensis(iles Canaries).
Ce second nom n'est pas spécifique à un genre et peut être utilisé par n'importe quel autre genre de plante.

Hybride: (n.m.) Une plante hybride est issue du croisement entre deux plantes d'espèces voir de genres différents, on les reconnait au X séparant le nom des deux plantes. ex: Phoenix canariensis X sylvestris.
A l'heure actuelle il est courant de  trouver de 'faux' noms de genre recréés à partir de parties du nom des plantes d'origine. ex: Butiagrus nabonnandii(contraction de Butia et Syagrus).
Sauf rare exceptions les hybrides ne peuvent se reproduire produisant des graines non viables.

Inerme: (adj.) signifie l'absence d'épines.

Monoïque: (adj.) se dit d'une plante  hermaphrodite, une plante peut se reproduire seule.

Pétiole: (n.m.) partie allongée et souvent fine reliant la feuille à la plante.

Pseudo-tronc: (n.m) Tronc du bananier et des musacées en générale, il ne s'agit pas réellement d'un tronc par ce qu'il ne se lignifie jamais et reste mou, ne devient donc jamais du bois contrairement aux palmiers.

Rusticité: (n.f.) désigne l'aptitude d'une plante à résister au froid. (Voir Zone USDA)

Substrat: (n.m) un substrat peut être différentes matières permettant aux plantes d'y fixer leur racines pour pouvoir y puiser les nutriments et l'eau nécessaire.
Les substrats officiels et bien connus sont: la terre, le sable, le terreau, la tourbe...
Mais à l'échelle industrielle actuellement sont utilisés des substrats bien étranges voir inquiétants pour certains pour y faire pousser des légumes:
billes de polystyrène expansé, coton, gel synthétique(in vitro) chute de fibres de nylon ou textiles.

Variété: (n.f.) souvent abrégé var. une variété est une variation d'une même espèce qui peut donner un aspect ou des caractéristiques légèrement différentes en fonction de son lieu d'origine.

Zone USDA: la norme USDA à été établie par le ministère de l'agriculture américain qui à cartographié les régions par zone de températures minimales hivernales.
L'Europe à adapté ce système à notre continent.
Ces zones sont une bonne indication, mais ne suffisent pas à déterminer à elles seule l'aptitude hivernale d'une plante donnée.
Un des facteurs les plus importants dans la résistance au froid est le taux d'humidité de l'air et du substrat.
Il faut compter aussi sur le fait que des micro-climats existent parfois dans une même ville ou un même terrain une différence de plusieurs degrés en fonction des obstacles et du relief.


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Fiches par espèces.


       Voici une sélection de musacées regroupées en deux catégories, chacune d'entre elles est décrite dans une petite fiche par espèce, en cliquant dessus vous y serez conduit, en haut de chaque page se trouve le descriptif du genre.
Pour profiter au maximum des informations qu'elles contiennent je vous recommande de lire le lexique pour connaître les mots spécifiques.

       La première catégorie concerne les Musas pouvant être plantés à l'extérieur sous notre climat belge avec plus ou moins de facilité selon  les espèces en zones USDA 6-7-8 qui sont les nôtres.
Ils nécessitent de bonnes protection hivernale pour passer l'hiver sans encombre mais ne posent pas de problèmes particuliers.
vous aurez besoin des conseils de plantation pour les bananiers d'extérieur.
       
        La deuxième catégorie est réservée aux musacées exclusivement d'intérieur à culture facile.
Celles-ci apprécierons grandement d'être laissées à l'extérieur durant toute la belle saison après une période d'acclimatation à l'ombre d'environ deux semaines.
Le soleil peut parfois occasionner de sérieuses brulures au feuillage si l'on applique pas cette période d'acclimatation.
Je vous conseille de lire là rubrique plantation et rempotage d'une musacée d'intérieur.



Les musacées d'extérieur.

Musa basjoo + variétés
Musa sikkimensis


Les musacées d'intérieur.




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Plantation d'un bananier extérieur.


   Quoi de plus déroutant que de voir un bananier dans un jardin belge, de plus si il fait une taille impressionnante cela attire les regards curieux des passant et visiteurs qui admirent son feuillage unique.
Nous allons donc ici voir deux 'bananiers' qui produisent entendons nous bien des fruits non comestibles et qui ont des usages donc purement ornementaux, mais ils remplissent bien leur rôle dans ce sens.

   Dans une vision générale, les bananiers sont moins exigeants que les palmiers, d'une part parce que l'on a pas à se soucier de leur feuillage qui sera toujours perdu au moindre froid, mais c'est un moindre mal.
Ils aiment les sols très humides en été mais suffisamment drainé pour l'hiver, il faut s'arranger pour protéger les pseudo-troncs, la plante pourra donc reprendre beaucoup plus facilement après les gelées en formant directement du nouveau feuillage.
Si on ne parvient pas à conserver les pseudo-troncs, ce n'est pas bien grave tant que le bulbe lui même est intacte dans le sol il se formera après un certain temps quand même de nouveaux bourgeons qui sortirons du sol pour reformer de nouvelles plantes.
Si les pseudo-troncs restent en place au moins 3 ans vous aurez peut-être la chance de voir apparaître les floraisons  peu impressionnantes mais tout de même intéressantes par leur couleurs qui seront suivies par de fruits qui arrivent rarement à maturité.
 
   Comme vous avez pu le constater en visionnant les fiches par espèce il y à deux musacées que l'on peut planter en prenant des risques raisonnables sous nos latitudes, il s'agit de Musa basjoo ainsi que toutes ses variétés et Musa sikkimensis en forme verte de base.
Il serait intéressant d'essayer Musa sikkimensis var. red tiger il est souvent renseigné comme aussi rustique que la forme verte mais les collectionneurs ne sont pas de cet avis.

La plantation:

   Il va falloir choisir un endroit abrité du vent, tout spécialement pour Musa basjoo qui à un feuillage fragile mais Musa sikkimensis n'est pas beaucoup mieux armé à ce niveau.
Le feuillage des bananiers est tellement imposant qu'il prend énormément de vent et se tord dans tous les sens, cela ne joue donc pas en leur faveur.
Très vite les feuilles sont lacérées en petites lamelles qui se dessèchent .
La plantation devant une haie ou un mur protégeant des vents dominants est une des meilleures options.

   Le sol doit être drainant mais si la terre est plutôt bonne il s'en contentera facilement.
Pour le drainage du sol, se reporter à la rubrique plantation d'un palmier à l'extérieur, il faut utiliser les même dimensions de trou que pour les palmiers.
Il faut prévoir des arrosages plus que réguliers en été et de bons engraissements, les bananiers étant constitués à près de 90% d'eau ils en sont de grands consommateurs.
La surface d'évaporation constituée par le feuillage est énorme par rapport à la taille de la plante et il dissipera donc très rapidement ses réserves durant les étés chauds.

Protection hivernale.

    J'utilise deux méthodes pour protéger des bananiers, ce n'est pas spécialement compliqué, il faut commencer par couper tout le feuillage au raz du pseudo-tronc de préférence après la première petite gelée qui l'aura déteriorée.

La deuxième étape est un peu selon ce dont vous possédez, vous pouvez même combiner les deux méthodes si vous voulez.
- Soit on entoure la plante d'un vieux treillis raide attaché en un cercle d'un diamètre suffisant pour être stable au sol par rapport à sa hauteur.  vous de juger tout dépend des proportions de la plante.
- Si vous ne possédez pas de treillis vous pouvez disposer trois
  ou quatre piquets plus hauts que les pseudo-troncs.
   Il faut dans les deux cas laisser un espace suffisant entre les pseudo-troncs et le diamètre de la protection pour qu'elle garde son utilité.
Maintenant quelle que soit la méthode choisie on revient dans le même plan de travail, il va falloir remplir tout l'espace vide aussi bien entre les pseudo-troncs qu'autour de ceux ci  par du foin ou de la paille bien sèche sans laisser de manques.
Par dessus le foin on fixera un plastique en capuchon pour ne pas que la protection prenne l'eau.

   Pour terminer comme la clé de toutes bonnes protections hivernales est de laisser l'air circuler autant que possible pour éviter les moisissures et laisser sécher l'intérieur, nous allons entourer le tout d'une paillasse de roseaux de Chine comme sur cette photo:

protection pour bananier
Protection autour d'un groupe de Musa basjoo.

Si tous c'est bien passé dans l'hiver vous aurez souvent cette surprise à la mi mai en découvrant les bananiers, ils se seront déjà mis à bien pousser :

Musa basjoo au printemps
En découvrant les bananiers ils ont déjà poussé.



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Plantation et rempotage des bananiers d'intérieur.

   Les musacées sont des plantes qui se plaisent bien en intérieur à condition d'avoir un éclairage suffisant.
Il n'y à pas grand choses à dire sur les bananiers parce qu'ils sont extrêmement simples de culture.

   Nous allons donner aussi bien aux Musas d'intérieur qu'aux Ensetes un substrat qui retient bien l'eau et pas drainant du tout, car ils auront vite fait d'en absorber l'humidité et de la suer à cause de l'air trop sec de nos intérieur.

   Il faudra les arroser régulièrement toute l'année, et en période de croissance il ne faudra pas oublier les engraissements réguliers.
Une température de 20°C toute l'année est importante pour un développement harmonieux de la plante.

   Le rempotage doit se faire avec précautions, les racines des musacées sont très fragiles et  se cassent très facilement par la suite elles se mettent à pourrir, ce qui est dangereux car cela peut apporter des maladies cryptogamiques.


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